- Jimmy Jean, vice-président, économiste en chef et stratège
Marc-Antoine Dumont, économiste senior • Florence Jean-Jacobs, économiste principale
Un début d’année très mouvementé
Sommaire
L’économie mondiale amorce l’année 2026 sur une base plus solide qu’anticipé, malgré la multiplication des risques géopolitiques et commerciaux. Selon nos plus récentes prévisions Lien externe au site., la croissance économique tient le coup, mais les marchés demeurent sensibles aux annonces liées aux tarifs, aux fonctionnements des chaînes d’approvisionnement et aux multiples tensions régionales. Cette sensibilité accrue s’accompagne d’une présence plus marquée des flux spéculatifs, qui amplifient les mouvements de prix et renforcent le rôle des matières premières comme baromètre de l’appétit pour le risque et outil de diversification des portefeuilles (voir nos plus récentes Stratégies de placement et analyse des taux d’intérêt Lien externe au site.).
Dans ce contexte, les marchés des matières premières évoluent dans une dynamique contrastée. L’énergie demeure prise entre une offre excédentaire qui pèse sur les prix et des tensions géopolitiques qui limitent le repli. Les métaux de base bénéficient de la réindustrialisation, de la remilitarisation et des besoins liés à la transition énergétique, même si certains segments restent fragilisés par des surplus et une demande inégale. Les métaux précieux se distinguent par une volatilité élevée, alimentée à la fois par la recherche de valeurs refuges et par la montée de stratégies spéculatives facilitées par la financiarisation des marchés. Tous ces éléments laissent présager une volatilité élevée en 2026.
Énergie
Un équilibre fragile entre les risques géopolitiques et l’offre excédentaire
Prévisions
Tel un funambule, le prix du pétrole demeure étonnamment stable, alors qu’il est tiraillé entre une offre largement excédentaire qui exerce une pression à la baisse et des tensions géopolitiques qui soutiennent son cours. Cet équilibre est toutefois très fragile et expose le marché à un risque élevé de volatilité. Néanmoins, nous prévoyons que ce statu quo persistera cette année, maintenant le prix du WTI (West Texas Intermediate) autour de 60 $ US le baril. Ce niveau sera toutefois mis à l’épreuve au cours des prochains mois alors que le surplus sur le marché pourrait dépasser 4 millions de barils par jour (mbj) au premier et au deuxième trimestre, ce qui représenterait le plus important excédent depuis la pandémie.
Pétrole
Le surplus sur le marché est attribuable à la forte croissance de la production à l’extérieur de l’OPEP+, laquelle représente environ 60 % du gain de 3 mbj enregistré en 2025. Les États‑Unis, le Canada, le Brésil, la Guinée et l’Argentine ont été les principaux contributeurs à cette hausse. Compte tenu de la trajectoire actuelle de l’offre dans ces pays, ainsi que des augmentations anticipées au sein de l’OPEP+, la production mondiale pourrait croître de 2,5 mbj de plus en 2026, selon l’Agence internationale de l’énergie. Pour l’instant, le marché continue d’absorber ces excédents grâce au stockage, notamment en Chine. Enfin, il semble de plus en plus improbable que la production vénézuélienne connaisse un essor en 2026 alors que la situation économique et politique du pays reste paralysée depuis l’intervention américaine.
L’industrie pétrolière canadienne aborde 2026 sur une base robuste, mais avec une concurrence accrue pour les raffineries américaines, notamment avec le retour des barils vénézuéliens dans la région du Golfe. La production canadienne a atteint un sommet d’environ 6,6 mbj en novembre 2025, avant un léger repli en janvier. Au total, l’offre a progressé d’environ 0,2 mbj en 2025 et un gain additionnel d’environ 0,1 mbj est attendu en 2026. Les États‑Unis demeurent de loin le premier débouché et, malgré l’oléoduc TMX, la diversification vers l’Asie reste limitée. Dans ce contexte d’abondance de bruts lourds, l’écart entre le WCS (Western Canadian Select) et le WTI s’est élargi de 13,00 $ US en décembre à 16,00 $ US en janvier (graphique 1). Nous prévoyons un léger accroissement de l’écart au fur et à mesure que les barils vénézuéliens percent le marché américain Lien externe au site..
Aux États‑Unis, le sentiment du secteur pétrolier demeure fragile. L’activité dans le schiste ralentit nettement selon le dernier sondage Dallas Fed Energy Lien externe au site.. La croissance de la production de pétrole léger devrait devenir négative en 2026, marquant une première contraction depuis 2020, alors que les producteurs réévaluent leurs investissements dans un contexte d’incertitude persistante. Ce climat plus prudent s’explique par une combinaison de facteurs : marges de raffinage plus faibles, coûts d’exploitation en hausse dans plusieurs bassins et grande volatilité des prix du brut. Malgré cela, la production américaine devrait atteindre un nouveau sommet d’environ 21,5 mbj en 2026, mais avec un rythme d’expansion plus modéré que dans les dernières années. En somme, le secteur américain commence 2026 avec moins d’élan et davantage d’incertitude, même si l’offre continue de croître. La trajectoire des prix dans les prochains mois sera déterminante pour confirmer ou non la reprise des investissements et la vigueur du secteur.
Essence
Aux États‑Unis, le taux d’utilisation des raffineries évolue autour de 94 % depuis décembre, un niveau nettement supérieur à la moyenne de 89 % enregistrée au cours des cinq dernières années. Cette production élevée maintient le marché nord‑américain bien approvisionné et a contribué à une baisse d’environ 3 % du prix de l’essence depuis décembre. Au Canada, l’évolution a été différente, tandis que le prix moyen national a plutôt augmenté de 1 %, en raison d’une production plus faible liée à des arrêts de production dans certaines raffineries à l’automne et à l’abaissement annuel de la cible d’intensité carbone prévu par le Règlement sur les carburants propres (RCP) le 1er janvier. Selon le Bureau du directeur parlementaire du budget, le RCP devrait ajouter en moyenne 2 cents par année au prix de l’essence, en raison de la hausse des coûts de production afin que les raffineries canadiennes se conforment à la norme. Malgré ces pressions à la hausse, nous anticipons une stabilité des prix de l’essence en 2026, en ligne avec l’évolution attendue des cours pétroliers.
Gaz naturel
Le prix de Henry Hub a temporairement bondi au‑dessus des 7,40 $ US le MMBtu, le 28 janvier, alors qu’une vague de froid intense s’est abattue sur une bonne partie du territoire américain (graphique 2), ce qui a fait grimper la demande en énergie pour le chauffage. Toutefois, le retour à des températures plus près de la normale, conjugué à la production soutenue sur le continent, a déjà fait redescendre le cours à près de 3,20 $ US le MMBtu au moment d’écrire ces lignes. Cependant, l’incertitude entourant la demande demeure élevée. Jusqu’à présent, la Chine a fait preuve d’une certaine résilience face aux tarifs américains et sa production industrielle semble être peu affectée, ce qui a contribué à maintenir un plancher sous les prix du gaz. En Europe, les importations de gaz américain continuent de croître afin de remplacer celles en provenance de Russie. Le secteur industriel européen reste néanmoins en retrait depuis le choc de la pandémie, ce qui limite la reprise de la demande. Dans ce contexte, le prix de Henry Hub devrait finir 2026 à environ 3,60 $ US le MMBtu.
Métaux de base
Les métaux de base ont commencé l’année en force
Prévisions
Bien qu’éphémère, le bond des prix des métaux de base observé en janvier donne le ton pour l’année alors que 2026 s’annonce tout aussi mouvementée que 2025. Les cours demeurent soutenus par les tensions géopolitiques, la réindustrialisation et la remilitarisation de l’Occident. Malgré la prise de profits des investisseurs au cours des dernières semaines, le contexte économique reste globalement favorable à une progression des prix en 2026, à l’exception du minerai de fer, dont le marché demeure surapprovisionné. Les risques n’en sont pas moins nombreux, allant de la crise immobilière persistante en Chine au ralentissement de la demande américaine. Cette dernière a d’ailleurs été soutenue en grande partie par l’essor de l’intelligence artificielle (IA) et par la construction de centres de données, mais au détriment d’autres secteurs. La construction résidentielle et commerciale a ralenti, le secteur manufacturier américain subit les contrecoups des tarifs, et la demande de certaines industries, comme celle de l’équipement agricole, est en net repli.
Aluminium
La hausse du prix de l’aluminium observée en décembre et en janvier s’explique principalement par une offre mondiale plus restreinte. En Chine, la production a atteint son quota de 45 millions de tonnes, ce qui empêche toute croissance supplémentaire à moins d’un relèvement officiel de la limite par les autorités. Par ailleurs, deux alumineries ont dû cesser ou réduire leurs activités en raison de problèmes techniques au Mozambique et en Islande. Cela s’ajoute à un épisode de spéculation ayant touché la majorité des matières premières en janvier qui a amplifié la progression du cours de l’aluminium. Malgré la légère correction survenue depuis, le prix consolide toujours un gain d’environ 6 % depuis le début de décembre 2025. La demande demeure quant à elle soutenue, portée par la réindustrialisation et la remilitarisation de l’Occident ainsi que par la transition énergétique. Nous avons donc révisé à la hausse notre cible de fin d’année à 5 300 $ US la tonne afin d’intégrer les fluctuations observées le mois dernier. De plus, les anticipations du marché semblent graduellement glisser d’un surplus de production à un léger déficit en 2026, ce qui pourrait accentuer la volatilité du prix cette année.
Malgré les tarifs et l’incertitude ambiante, les alumineries canadiennes ont affiché une performance remarquable en 2025, la production nationale ayant progressé de 7,9 % (graphique 3). Bien que les exportations vers les États‑Unis aient chuté de 44 % entre janvier et novembre, les producteurs ont réussi à compenser une grande partie de ce recul en réorientant leurs ventes vers d’autres marchés, notamment en Europe. Ainsi, la baisse des exportations totales n’a été que de 10 % pour l’ensemble de l’année, les stocks semblent avoir absorbé les produits non vendus. La situation est toutefois plus difficile pour les fabricants de produits en aluminium. Les activités de laminage, d’étirage, d’extrusion et d’alliage ont reculé de 20 %, tandis que les exportations de produits transformés ont chuté de 40 % en 2025. Les préoccupations entourant l’industrie québécoise de l’aluminium concernent donc davantage la transformation que la production primaire.
Une lueur d’espoir se dessine néanmoins pour les transformateurs, puisque les données préliminaires du US Trade Administration indiquent une hausse des importations américaines de produits en aluminium en décembre. Cela pourrait signaler l’épuisement progressif des stocks au sud de la frontière. Rappelons que les États‑Unis dépendent d’importations pour satisfaire leur demande intérieure. Il reste toutefois à voir si cette tendance se confirmera dans les prochains mois.
Cuivre
Le prix du cuivre a suivi une trajectoire similaire à celui de l’aluminium, et ce, pour des raisons comparables. La fermeture temporaire de la mine de Grasberg, en Indonésie, le deuxième plus important site au monde, représentant environ 3 % de la production globale, continue de resserrer l’offre mondiale. Selon les dernières informations disponibles, la production ne devrait reprendre qu’au deuxième trimestre. Le manque de minerai brut a également forcé plusieurs raffineries, notamment en Chine, à annoncer une réduction de leur production.
Un autre facteur haussier provient de l’ajout potentiel de nouveaux tarifs américains sur le cuivre à partir du 30 juin 2026. À cette date, l’efficacité des droits de douane actuellement en vigueur pour stimuler l’industrie nationale sera évaluée. Si le compte rendu s’avère négatif, un nouveau tarif de 15 % entrerait en vigueur le 1er janvier 2027 sur les cathodes et d’autres produits raffinés du cuivre. De plus, il existe un risque que la Maison‑Blanche élargisse la liste des produits actuellement assujettis à ces tarifs dans les prochaines semaines ou qu’elle réagisse plus rapidement suivant le rapport attendu en juin. Malgré tout, le niveau actuel du prix semble légèrement supérieur à ce que justifieraient les facteurs fondamentaux. La demande liée à l’IA, qui a été un moteur important en 2025, devrait ralentir son rythme de croissance. On a déjà pu voir un ralentissement de la construction de centres de données. À plus long terme, toutefois, la dynamique demeure nettement haussière tandis que la demande devrait croître plus rapidement que l’offre, selon S&P Global Lien externe au site.. Les besoins provenant de l’électrification liée à la transition énergétique (+81 % d’ici 2040) ainsi que par la demande renouvelée de l’IA (+127 % d’ici 2040) expliqueront la majorité des gains (graphique 4). Ainsi, le prix du cuivre devrait rapidement retrouver une tendance ascendante et terminer l’année autour de 12 000 $ US la tonne.
Nickel
Un nouveau short squeeze1 a frappé le marché du nickel le mois dernier, bien que d’une ampleur nettement inférieure à celui de 2022. Celui de janvier 2026 a été déclenché par la décision de l’Indonésie, qui représente 40 % de l’offre mondiale, de revoir à la baisse ses quotas de production, après plusieurs années à inonder le marché. Cette réduction, d’environ 30 % par rapport aux attentes, a été généralement bien accueillie par l’industrie, particulièrement par les producteurs occidentaux qui étaient confrontés à des prix inférieurs à leur seuil de rentabilité. Lorsque l’annonce a été faite, plusieurs fonds institutionnels ont dû réviser rapidement leurs anticipations, passant d’un scénario de surabondance à un marché beaucoup plus équilibré. Ces fonds ont alors été forcés de couvrir leurs positions courtes, ce qui a amplifié la hausse du prix du nickel. Bien que le cours du métal ait depuis reculé par rapport à son sommet récent, nous anticipons désormais un niveau de prix plus élevé. Nous tablons sur une cible de fin d’année de 16 500 $ US la tonne.
1 Un short squeeze survient lorsque le prix d’un actif augmente rapidement, forçant les investisseurs qui avaient parié sur une baisse du titre à racheter leurs positions pour limiter leurs pertes.
Minerai de fer
Le minerai de fer a été le mouton noir des métaux de base en ce début d’année, son prix ayant reculé d’environ 3 % (graphique 5). La nouvelle mine de Simandou, en Guinée, le plus important gisement de minerai de fer en exploitation, a commencé à expédier sa production, ce qui assombrit les perspectives générales pour le marché. Cette nouvelle offre devrait accroître progressivement le surplus mondial, alors que la demande demeure fragile, notamment en Chine. Il faudra toutefois attendre probablement jusqu’en 2029 avant que la mine n’atteigne sa pleine capacité. D’ici là, la pression à la baisse sur les prix devrait s’accentuer graduellement. Nous nous attendons ainsi à ce que le cours du minerai de fer glisse progressivement vers 95 $ US la tonne.
Métaux précieux
Volatilité, volatilité et volatilité
Prévisions
Après avoir franchi de façon spectaculaire le seuil des 5 500 $ US l’once, le prix de l’or est depuis retombé sous la barre des 5 000 $ US. Son cours demeure néanmoins extrêmement volatil, enregistrant des fluctuations quotidiennes de plusieurs centaines de dollars. Dans un contexte économique et politique particulièrement incertain, notamment aux États‑Unis, et compte tenu des achats soutenus des banques centrales, plusieurs facteurs continuent de soutenir une progression des prix au cours de l’année. Nous maintenons ainsi une prévision de 5 200 $ US l’once pour la fin de 2026.
Or et argent
Comme nous l’avons récemment souligné Lien externe au site., la progression du prix de l’or résulte d’un mélange de facteurs fondamentaux, d’achats soutenus des banques centrales et d’incertitude géopolitique, auxquels s’ajoute une composante spéculative (graphique 6). Au fil des ans, de nouveaux véhicules de détention, tels que les fonds négociés en bourse (FNB) et, plus récemment, certaines cryptomonnaies adossées à l’or, ont contribué à une financiarisation accrue du marché, facilitant ainsi les mouvements spéculatifs. Dans ce contexte, le cours du métal risque d’être plus volatil en 2026. Les flux vers les FNB ont d’ailleurs bondi de 45 tonnes durant la dernière semaine de janvier, leur plus forte variation depuis octobre, période marquée par le shutdown du gouvernement fédéral américain. Du côté de l’argent, la plus petite taille du marché, conjuguée à la même spéculation qui a touché l’or, a entraîné de plus fortes variations de son cours. Ce dernier a établi un nouveau record le 29 janvier en atteignant 118 $ US l’once brièvement. Il a par la suite chuté de plus de 30 %. À l’image de l’or, le prix de l’argent risque d’être volatil cette année, même s’il devrait croire.
Platine et palladium
Bien qu’ils aient progressé récemment, les prix du platine et du palladium n’ont enregistré que des hausses modestes. La demande industrielle demeure atone, ce qui limite leur potentiel d’appréciation. Dans les deux cas, l’offre est abondante et continue de croître, ce qui exerce une pression baissière sur les prix. Le consensus des prévisionnistes anticipe ainsi une diminution de leur prix au cours des prochains mois. Cela dit, la demande pour des actifs financiers jugés sécuritaires, comme les métaux précieux, pourrait entraîner des épisodes temporaires de remontée des prix lors de périodes marquées par une forte incertitude économique ou géopolitique.
Autres matières premières
L’offre abondante pèse sur les prix des grains, tandis que ceux du bois d’œuvre se stabilisent
Produits forestiers
La demande de bois d’œuvre continue d’évoluer à un rythme modéré. Une envolée des prix n’est pas attendue, mais un certain soutien demeure probable en raison de la bonne tenue de l’économie américaine. Les prix actuels se situent près de la moyenne de 2025 et légèrement au‑dessus de ceux de 2024 (graphique 7). La faiblesse de la demande et la hausse des barrières commerciales américaines ont forcé un ajustement de l’offre au Canada, où plusieurs fermetures d’usines ont été observées l’an dernier.
Aux États‑Unis, les mises en chantier restent faibles, les niveaux d’octobre ayant atteint un creux depuis 2020. Les constructeurs demeurent prudents, tout comme les acheteurs de matériaux (graphique 8). Quelques signaux plus positifs émergent toutefois : les taux hypothécaires à 30 ans ont diminué légèrement au cours des six derniers mois, et les demandes de prêts hypothécaires ont progressé en janvier 2026. Sans marquer un rebond immobilier, ces éléments devraient générer un rythme annualisé d’environ 1,3 million de mises en chantier et soutenir la croissance des rénovations résidentielles. Au Canada, les divers programmes gouvernementaux devraient continuer d'alimenter la construction résidentielle cette année, et on s’attend Lien externe au site. à un rythme annualisé avoisinant 266 000 mises en chantier. Cela offrira un certain soutien aux scieries, dont la production a reculé de plus de 4 % en 2025 en raison d’une demande américaine affaiblie.à un rythme annualisé avoisinant 266 000 mises en chantier. Cela offrira un certain soutien aux scieries, dont la production a reculé de plus de 4 % en 2025 en raison d’une demande américaine affaiblie. à un rythme annualisé avoisinant 266 000 mises en chantier. Cela offrira un certain soutien aux scieries, dont la production a reculé de plus de 4 % en 2025 en raison d’une demande américaine affaiblie. à un rythme annualisé avoisinant 266 000 mises en chantier. Cela offrira un certain soutien aux scieries, dont la production a reculé de plus de 4 % en 2025 en raison d’une demande américaine affaiblie. Lien externe au site.
Dans le secteur des pâtes et papiers, les prix demeurent stables (graphique 7). L’année 2025 fut difficile pour les producteurs canadiens : les volumes de ventes ont chuté d’environ 10 % par rapport à 2024, et des fermetures de papetières ont été annoncées, poursuivant la restructuration en cours depuis plusieurs années.
Denrées agricoles
Les prix mondiaux du blé, du maïs et du soya devraient rester bas en 2026 en raison de récoltes abondantes (graphique 9). Le blé fait face à une pression baissière, notamment parce que les principaux exportateurs ‒ dont le Canada, qui a enregistré une récolte record en 2025 ‒ ont accru leur production. Le maïs suit une dynamique similaire : les États‑Unis ont enregistré une production record (+14 % par rapport à 2024), consolidant leur position de premier producteur mondial. Cependant, l’évolution des prix mondiaux pourrait varier selon les conditions météorologiques en Argentine et au Brésil. Pour le soya, une récolte record est anticipée au Brésil, alors que la situation demeure incertaine en Argentine en raison du temps sec. Au Québec, les conditions climatiques difficiles ont provoqué les plus faibles rendements en plus de dix ans pour le maïs et le soya, entraînant une hausse ponctuelle des prix locaux.
Enfin, un accord Lien externe au site. conclu entre le Canada et la Chine prévoit dès le 1er mars une réduction marquée des tarifs chinois sur plusieurs produits, dont la graine de canola (de 75,8 % à 15 %), et l’élimination des tarifs sur les pois, le tourteau de canola et certains produits de la mer.
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