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Nouvelles économiques

États-Unis : l’année 2026 débute avec une bonne performance du marché du travail

11 février 2026
Francis Généreux
Économiste principal

Faits saillants

  • L’enquête auprès des entreprises indique qu’il y a eu 130 000 embauches nettes en janvier, après la création de 48 000 emplois en décembre et de 41 000 en novembre.
  • Le résultat de janvier était accompagné d’une révision annuelle des données. Celle‑ci a amoindri les gains d’emplois enregistrés en 2025, qui passent de 584 000 à 181 000.
  • Le salaire horaire moyen a augmenté de 0,4 % en janvier. La variation annuelle se situe à 3,7 %.
  • Le taux de chômage a diminué en janvier pour passer de 4,4 % à 4,3 %.

Commentaires

Après plusieurs mois de résultats plus modestes, le marché du travail s’est ressaisi un peu en janvier. Le gain de 130 000 est le plus élevé depuis décembre 2024. On remarque surtout la bonne performance du secteur privé avec une croissance de 172 000 emplois. Cela dit, la grande majorité des nouveaux emplois proviennent du secteur de la santé. En fait, les gains d’emplois du mois de janvier sont peu partagés entre les différents secteurs, alors que 55,0 % des 250 industries répertoriées ont enregistré un gain mensuel, soit à peine plus élevé que les 54,2 % de décembre et les 54,8 % de novembre. Plusieurs secteurs ont carrément subi des mises à pied nettes, notamment les détaillants, les grossistes et les entreprises d’entreposage, le secteur de l’information et le secteur financier ainsi que l’hôtellerie. On voit donc que, bien qu’il ait mieux performé, le marché du travail demeure assez fragile. Il faudra aussi voir si la mauvaise météo de la fin de janvier et du début de février sur une grande part du territoire américain limitera l’impulsion récente. On remarque aussi que les derniers résultats hebdomadaires des demandes d’assurance‑chômage montrent une situation moins positive qu’au début de l’année et que les plus récentes données faisaient état d’une baisse des offres d’emploi aux États‑Unis.

 

Bien qu’elle nous révèle davantage d’information sur le passé que sur la situation actuelle, la révision annuelle des données de l’enquête auprès des entreprises est tout de même intéressante. On remarque surtout que le marché du travail était, même avant 2025, moins vigoureux que ce que nous pouvions conclure à la lumière des résultats précédemment publiés. Le niveau d’emplois pour le mois de référence de mars 2025 a été revu à la baisse de 898 000 travailleurs (pour un nouveau total de 158 377 000 emplois). La création d’emplois s’est notamment avérée plus faible en 2024 (révisée de 2 012 000 à 1 459 000) et au cours des trois premiers mois de 2025 (gain de 61 000 plutôt que de 333 000).

 

Quant à l’enquête auprès des ménages, elle fait encore une fois meilleure figure que celle auprès des entreprises. Le gain d’emplois selon cette enquête (généralement bien plus volatile et moins fiable) s’est élevé à 528 000 en janvier. C’est un quatrième mois où le résultat du côté des ménages s’est avéré plus fort que celui auprès des entreprises. Cela a permis aux taux de chômage de diminuer à nouveau, s’éloignant ainsi un peu plus du récent sommet de 4,5 % atteint en novembre dernier. On remarque aussi un bon gain mensuel de la population active dans un contexte où la question de l’immigration et des déportations fait pourtant beaucoup jaser. Les mesures alternatives de sous‑emploi se sont aussi améliorées en janvier.

Implications

Le marché du travail américain semble avoir arrêté de se détériorer. Les données de janvier montrent même une accélération des embauches après plusieurs mois de résultats plutôt modestes. Il reste maintenant à voir si cet élan perdurera. On table sur de nouveaux gains au cours des prochains mois, mais pas nécessairement à la hauteur du plus récent résultat. Pour le moment, la situation économique demeure compatible avec une poursuite du statu quo de la politique monétaire de la Réserve fédérale.




NOTE AUX LECTEURS : Pour respecter l’usage recommandé par l’Office québécois de la langue française, nous employons dans les textes, les graphiques et les tableaux les symboles k, M et G pour désigner respectivement les milliers, les millions et les milliards. MISE EN GARDE : Ce document s’appuie sur des informations publiques, obtenues de sources jugées fiables. Le Mouvement Desjardins ne garantit d’aucune manière que ces informations sont exactes ou complètes. Ce document est communiqué à titre informatif uniquement et ne constitue pas une offre ou une sollicitation d’achat ou de vente. En aucun cas, il ne peut être considéré comme un engagement du Mouvement Desjardins et celui-ci n’est pas responsable des conséquences d’une quelconque décision prise à partir des renseignements contenus dans le présent document. Les prix et les taux présentés sont indicatifs seulement parce qu’ils peuvent varier en tout temps, en fonction des conditions de marché. Les rendements passés ne garantissent pas les performances futures, et les Études économiques du Mouvement Desjardins n’assument aucune prestation de conseil en matière d’investissement. Les opinions et les prévisions figurant dans le document sont, sauf indication contraire, celles des auteurs et ne représentent pas la position officielle du Mouvement Desjardins.